Ce que révèle le Baromètre de la générosité 2025

Ce que révèle le Baromètre de la générosité 2025 En 2025, la générosité des Français a retrouvé une dynamique encourageante. Selon le dernier baromètre
Ce que révèle le Baromètre de la générosité 2025

Ce que révèle le Baromètre de la générosité 2025

En 2025, la générosité des Français a retrouvé une dynamique encourageante. Selon le dernier baromètre publié par France générosités, les dons des particuliers ont progressé de 3,6 % par rapport à 2024, soit la hausse la plus notable enregistrée depuis 2021.

Réalisée par Novos à partir des données de collecte de 55 associations et fondations, cette étude porte sur plus de 1,2 milliard d’euros de dons recueillis en 2025. Elle analyse les dons des particuliers hors legs, dons exceptionnels supérieurs à 250 000 euros et appels d’urgence fortement médiatisés. 

Une reprise réelle, après plusieurs années plus fragiles

Cette progression de 3,6 % intervient après trois années de croissance plus modérée, dans un contexte marqué par une forte inflation et une pression importante sur le pouvoir d’achat. Elle est donc particulièrement encourageante pour les associations et les fondations.

Le résultat doit toutefois être lu avec prudence : les chiffres sont exprimés en euros courants. Les précédentes éditions du baromètre ont montré que, lorsque l’inflation est élevée, la valeur réelle des dons peut diminuer, même si les montants collectés progressent en apparence. France générosités appelle ainsi à la vigilance pour 2026, alors que de nouvelles tensions économiques pourraient peser sur la capacité de certains ménages à donner. 

Une fin d’année toujours décisive

Le second semestre a largement porté la reprise, avec une progression de 4,2 %, contre 2,7 % au premier semestre. Le dernier trimestre concentre à lui seul 41 % de la collecte annuelle, et le mois de décembre en représente 23 %.

Cette forte saisonnalité s’explique notamment par les campagnes de fin d’année, traditionnellement très mobilisatrices, mais aussi par le calendrier fiscal, qui conduit de nombreux donateurs à concrétiser leur soutien avant le 31 décembre. Elle rappelle combien les derniers mois de l’année sont déterminants pour les organisations d’intérêt général. 

Des donateurs qui s’engagent davantage dans la durée

Les dons réguliers poursuivent également leur progression : ils ont augmenté de 4,1 % en 2025 et représentent désormais 45 % des montants collectés, contre seulement 24 % en 2006.

Cette évolution est en partie liée aux stratégies mises en place par les organisations pour encourager les prélèvements mensuels. Pour les donateurs, cette formule permet de répartir leur effort dans le temps. Pour les associations et les fondations, elle offre une meilleure visibilité sur les ressources à venir, facilite la programmation des actions et permet de faire face plus sereinement aux imprévus. 

Le don en ligne s’installe dans les habitudes

Le numérique confirme lui aussi sa place croissante. En 2025, les dons ponctuels réalisés en ligne ont progressé de 14 %, tandis que les dons effectués par courrier ou par téléphone ont reculé de 1,8 %. Le digital représente désormais 36 % des dons ponctuels, contre 22 % en 2019.

Cette hausse traduit à la fois la digitalisation des campagnes de collecte et l’évolution des usages. Le don en ligne est devenu plus simple, plus rapide et accessible à tous les âges. Il permet également aux donateurs de réagir immédiatement à une campagne, à un témoignage ou à une actualité relayée sur les réseaux sociaux. 

Une générosité de plus en plus portée par les ménages aisés

Le baromètre révèle toutefois une évolution plus préoccupante : la part des dons inférieurs à 150 euros continue de diminuer. Ils représentent désormais 38,7 % des montants issus des dons ponctuels, contre 50,4 % en 2015 et 67,4 % en 2006.

Cette tendance traduit un changement structurel de la générosité en France, de plus en plus portée par les ménages disposant des capacités financières les plus importantes. Elle peut notamment s’expliquer par les effets successifs de l’inflation et des tensions sur le pouvoir d’achat, qui limitent la possibilité de donner pour les foyers les plus modestes. Elle souligne aussi un enjeu majeur pour le secteur : préserver une générosité accessible à tous et rappeler que chaque contribution, même modeste, conserve toute sa valeur. 

Des enseignements précieux pour la fondation

Ces résultats confortent la Fondation Un Avenir Ensemble dans sa volonté de diversifier ses modes de collecte, de développer les dons réguliers et de renforcer ses outils numériques. Ils rappellent surtout que la générosité des particuliers demeure indispensable à l’accomplissement de sa mission.

Ne bénéficiant d’aucune subvention de fonctionnement, la fondation dépend du soutien de ses mécènes, de ses partenaires et de ses donateurs pour financer le parrainage bénévole de longue durée et les actions complémentaires proposées aux filleul(e)s.

En rejoignant France générosités, la Fondation Un Avenir Ensemble bénéficie désormais de l’expertise, des études et des bonnes pratiques partagées par les principaux acteurs français faisant appel à la générosité du public. Cette adhésion doit lui permettre de mieux comprendre les évolutions des comportements de don et d’adapter sa stratégie afin de donner à toujours plus de filleul(e)s les moyens de construire leur avenir